20 novembre 2011
Aux vaines amitiés - ou - Conte plein d'amertume
Il était une fois un prince qui avait le cœur chagrin. Une nuit, son cœur était si gros qu'il ne pouvait dormir. Le prince n'était pas habitué à pleurer et ne pouvait, par ses sanglots, vider son petit cœur. Il se leva et courut à l'arrière de sa demeure. Là s'étendait un jardin bordé d'une sylve profonde. À l'orée de la forêt, il creusa un trou, plongea la tête dans l'orifice et hurla tout son désespoir. On dit que le hurlement du prince était si puissant qu'il effraya tous les animaux du bois et que ceux-ci ne revinrent jamais dans... [Lire la suite]20 novembre 2011
Le goût des larmes
Des yeux, coulent les larmes.
Sur les joues, roulent les larmes.
Sur les lèvres, éclatent les larmes.
Mais quel goût auront tes lèvres ?20 novembre 2011
Le sphinx
Mon corps est fatigué mais pas mon cœur qui bat encore dans ce pays dévasté par les pleurs. T'arrive-t-il de croire que tu vivras éternellement ? Il appartiendra aux vivants de juger nos actions. Pour autant, il ne faut pas croire que tout est permis : on peut toujours espérer que le cours de sa vie prendra une autre direction. Et quand on demanda au sphinx ce qu'il en pensait, il répondit : une femme donna naissance à huit enfants qui, à leur tour, engendrèrent quinze garçons et dix-neuf filles en trente ans, trente-sept jours et... [Lire la suite]20 novembre 2011
La vallée des larmes
Car on sait bien que tout cela n'est qu'une vaste comédie, un cirque, une arène, une scène de théâtre. Un acteur entre. S'il est bon, on l'applaudit. Mais s'il est mauvais, pas de pitié pour lui : il est renvoyé dans le ravin de ses certitudes, dans le néant de ses espoirs trahis, dans la fosse de ses fourvoiements d'antan. À quoi bon se nourrir d'illusions ? Allons ! Nous devrions savoir que la fin est toujours la même ! Seuls quelques-uns d'entre nous sauront attirer à eux gloire et reconnaissance. Pour les autres, la vallée des... [Lire la suite]20 novembre 2011
L'Espoir
On croit souvent pouvoir. Alors on est heureux. Quand on réalise qu'on ne peut pas, on se rassure en se disant que le temps n'est pas encore venu. On se prend à espérer : oui, c'est certain la chance frappera à nouveau demain à ma porte ! Combien sont-ils ceux qui attendent que la bonne Fortune vienne combler leurs amours vides ?
